Etre Maman ou faire carrière ?

Crédit photo lemonde.fr

La question semble assez banale mais détrompons-nous, elle est profonde. Pour certaines personnes, elle ne se pose pas. Mais pour d’autres comme moi elle s’est posée.

Nous passons notre vie scolaire et estudiantine à faire tout correctement, afin d’obtenir nos diplômes et enfin débuter une belle carrière.

Quand les choses débutent bien comme elles l’ont été pour moi, à 23 ans j’avais mon premier CDD et bien rémunéré en plus, on se dit que le CDI n’est pas loin. Mais on finit par déchanter quand on commence à passer de CDD en CDD et d’entreprise en entreprise. Et au bout d’un moment puisqu’on prend de l’âge, le besoin naturel et légitime de se poser et d’être maman se fait de plus en plus sentir.

Mais le gros problème qui se pose est : Je suis en CDD et nous sommes plusieurs à convoiter le post et le CDI, alors prendre une grossesse est–elle une bonne idée ? Bien sûr que non.

Et on patiente, on travaille, on ne rentre qu’à 21 heures après tous nos collègues, on s’applique à remplir ses tâches et même à se proposer pour des tâches que même les « mecs » se refusent à faire. Dans le but de faire remarquer que nous sommes compétentes et que nous ne sommes pas que des femmes mais des Hommes.

Mais devrait-on renoncer à une carrière pour avoir des enfants ou renoncer aux enfants pour avoir une carrière ?

On se la pose pendant un moment et arrive finalement le jour où on fait un choix. La carrière où la maternité ? J’avais décidé privilégier ma carrière vu que j’étais dans une des plus grandes boîtes du pays. Mais finalement, malgré mes projections et mes ‘’précautions’’ un choix s’est imposé à moi.

Mon choix, il se nomme mon fils !

Crédit photo aufeminin.com

J’avoue que j’ai eu peur à l’annonce de la grossesse. J’ai d’ailleurs caché ma grossesse à tous mes collègues et superviseurs craignant ne pas voir mon CDD renouvelé ou ne pas le voir se transformer enfin en CDI. Finalement à six mois de grossesse, un soir où on s’est rencontré par hasard dans les couloirs de l’entreprise, la directrice m’a posé la question tant redoutée.

–          « Oui je suis enceinte lui ai-je répondu ». Elle m’a observée pendant quelques secondes et j’ai pu lire dans son regard de l’ambiguïté…

Les mois ont passé et jusqu’à mon congé de maternité, je n’ai jamais quitté le bureau avant 19h, m’arrangeant à tout boucler, même si j’avoue que ça devenait de plus en plus dur. Mes stagiaires savaient eux, qu’à partir de 17h, il ne fallait pas me provoquer (rire).

Au bout du compte, après deux ans de ‘’loyaux’’ services rendus à la grande famille y’ello, mon contrat n’a pas été renouvelé et ce, quelques jours avant la venue au monde de mon fils. Le pire, pourrait faire l’objet d’un autre billet et avoir pour titre (descente aux enfers d’une nouvelle maman).

Stress de l’accouchement, pression familiale, peur des lendemains incertains, tout se conjugue. En deux semaines tout a basculé, je n’avais plus d’emploi. Et c’est là que vous entendez toute sorte de commentaires, « Tu aurais dû attendre de passer en CDI, tu n’aurais pas dû… ». Et patati et patata. Tout le monde pour te faire comprendre que tu n’es qu’une femme et personne pour s’indigner qu’une femme ne puisse pas devenir mère quand elle le souhaite.

Je n’ai pas vu mon contrat s’arrêter parce que je n’étais pas à la hauteur mais parce que je devenais une charge pour l’entreprise. Parce que deux à briguer le poste, l’autre est passé en CDI et l’entreprise a pris quelqu’un en CDD pour me remplacer, un homme qui, aujourd’hui, je pense, est passé en CDI.

Les lendemains s’annonceront féroces mais je ne suis pas de ceux qui s’avouent vaincus, je suis-là, je tiens. Mes économies m’ont permis de faire un master dans un domaine qui me passionne et où j’ambitionne de tisser ma toile. Après deux grosses années de galère qui m’ont quand même permis de monter mon commerce. J’ai, depuis, un an maintenant, intégré un grand cabinet, mais là encore rien n’est joué.

Il est facile d’imaginer que les filles n’ont pas de problèmes pour avoir un travail stable mais allez leur demander à toutes ces femmes sans emploi leur quotidien. J’ai même entendu plusieurs dire : « Mais tu as tout ce qu’il faut ma petite pour avoir ce que tu veux ». Insultant parce que moi ce que je veux, ne doit pas s’obtenir et se garder grâce à mes rondeurs ou à mon visage mais plutôt grâce à mes facultés intellectuelles.

Elles sont nombreuses, celles qui ont vu leurs rêves se briser à cause d’une maternité. Ou tout simplement celles qui ont dû pour des raisons sociales ou religieuses faire un choix.

Il ne devrait pas avoir de choix à faire « nous n’avons pas renoncer à une carrière pour avoir des enfants ou renoncer aux enfants pour avoir une carrière… Nous avons le droit de tout avoir».

Aujourd’hui, je suis fière d’être maman. Mon fils est ma victoire, il est mon catalyseur, celui qui me remet sur les rails. Pour lui et pour moi, je n’ai pas le droit de ne pas faire carrière. Je gravirai les étapes de la vie et me percherai au sommet. Pour tendre la main à toutes ces personnes plus mal loties que moi.

Et dans cette quête de l’épanouissement, l’entrepreneuriat me semble une des meilleures voies. Alors mesdames c’est à nous de jouer et de nous imposer à ceux qui ne tiennent pas à voir les choses changer.

Matagaly T.

Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat / Jeunes africains tissons ensemble la nouvelle toile de l’entrepreneuriat

images 2Du 17 au 23 Novembre 2014 se tiendra dans près de 150 pays, la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat (SME). Une semaine de connexion, de monitoring, d’apprentissage mais surtout une semaine où le génie créatif aura tout lieu de naitre et/ou de s’affirmer. La Semaine de l’Entrepreneuriat ou la Global Entrepreneurship Week, (GEW) est comme la définisse les organisateurs, ‘’le plus grand rassemblement mondial d’innovateurs et de créateurs d’emplois qui lancent des startups, donnent vie à des idées, favorisent la croissance économique et contribuent à l’amélioration du bien-être social ’’.

Initiée en 2008 en Angleterre, elle a rapidement su s’imposer et comptent chaque année des millions de participants.

Pour cette édition, dont le thème est « Générations Entrepreneurs, créateurs de valeurs », les organisateurs en Cote d’Ivoire veulent se donner les moyens de faire les choses en grand et de réunir un maximum de personnes autour d’un alléchant programme.

Karim Sy
Karim Sy

terra

Les organisateurs

Toute cette grosse organisation repose sur la bonne volonté et le bénévolat. En effet aux commandes en Côte d’Ivoire, nous avons en première ligne  JOKKOLABS et son jeune et charmant patron, le passionné entrepreneur, Karim Sy. Organisateur principal de la SME pour la sous-région et Nanterre en France. JOKKOLABS soulignons-le, est dans sa définition la plus simple « Une communauté d’entrepreneurs et d’innovateurs qui partagent des valeurs d’ouverture et de collaboration ». En anglais on dirait du Coworking tout simplement.

Avec lui nous avons la dynamique équipe de Terra Nova composée de Mia Babilon et de Franck Berthod, co-organisateur #GEWCI2014.

Enfin à leur côté, un bouquet de volontaires et de sponsors se dresse fièrement et nous attend du 17 au 23 novembre prochain à Abidjan, Bonoua et Yamoussoukro pour tisser la solide et ambitieuse toile de l’entrepreneuriat couleur ivoire.

Car il faut le rappeler, cette riche semaine au programme enchanteur a pour but de promouvoir la notion d’entreprise, d’entrepreneuriat et d’esprit d’entreprise. Toute chose qui favorise la croissance économique.

Cette initiative devrait en effet permettre aux participants d’entrer en contact avec d’éventuels collaborateurs, mentors et même des investisseurs.

A cet effet, une conférence de presse tenue conjointement par Messieurs Karim Sy, Franck Berthod et Madame Mia Babilon a porté sur les enjeux et la portée de ce grand rassemblement mondial d’innovateurs et de créateurs d’emplois, ici en Côte d’Ivoire et sur le programme de cette 3e édition.

sem concours
Le concours

 

 

 

 

 

Par ailleurs, l’édition 2014 donnera également la parole aux plus belles plumes de Côte d’Ivoire, avec le lancement du concours Media Awards qui récompensera le meilleur article sur l’entrepreneuriat en terre ivoire.  http://mediaawwards.skysoftci.com/                                                                                                                                                                       Pour rappel, le concours est ouvert à toute personne étudiant, journaliste ou entrepreneur sans restriction de nationalité et sera couronné d’un chèque d’une valeur de 1000€ soit 650000F CFA.

Engager, Inspirer, Connecter, Mentorer et Guider, tels sont les objectifs de cette motivante semaine.                                                                                                                     Alors amis lions, je ne sais pas pour vous mais moi je ne me ferai pas raconter cet évènement mondial. J’irai à la quête de l’élément déclencheur.

Matagaly T.